Sur le terrain

Un Sommet de l’élevage sous le signe de la passion et de l'inclusion

Les initiatives solidaires ont marqué cette deuxième journée du Sommet, déroulée le mercredi 2 octobre. Entre le lancement d'Octobre Rose, le concours national de la Salers et plusieurs actions axées sur l'inclusion et la transmission, cette journée a illustré l'engagement fort du monde agricole dans des causes qui lui tiennent à cœur.

Sommet de l'élevage 2024, Clermont-Ferrand.

Lancement d'Octobre Rose : les agricultrices en première ligne

Lancement de la campagne Octobre Rose sur le Sommet de l'élevage.

Le Sommet a servi de cadre au lancement d'Octobre Rose, une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein menée par Jeunes Agriculteurs et la FNSEA. Pour la première fois, cette initiative commence au Sommet, avec pour objectif d'encourager les agricultrices à prendre soin de leur santé. « Prendre vingt minutes de leur temps pour aller se faire dépister », rappelle Catherine Faivre Pierret, présidente de la commission nationale des Agricultrices, soulignant l'urgence d'une meilleure prévention. « Des vidéos et témoignages d’agricultrices seront diffusés tout au long du mois sur les réseaux sociaux des syndicats pour briser le silence autour de cette maladie souvent méconnue dans le monde agricole », complète-elle.

Outre la sensibilisation, des collectes de fonds seront organisées pour soutenir la Ligue contre le cancer, témoignant de la solidarité du secteur agricole dans cette lutte. « L'engagement des agricultrices dans cette lutte montre une fois de plus leur capacité à se mobiliser pour des causes essentielles », souligne Catherine Faivre Pierret.

La Salers, une passion intergénérationnelle

Pauline et Elsi, deux jeunes passionnées.

Parmi les événements marquants de la journée, le concours national de la race Salers a attiré de nombreux visiteurs. Passionnées d'élevage, Pauline Dual et Elsi Theron, toutes deux lycéennes, ont accompagné leurs parents à cet événement incontournable. « Le Sommet, c’est une semaine de plaisir et de partage pour tous les éleveurs », confie Pauline. La jeune fille ne se contente pas seulement d’accompagner ses parents, elle envisage de reprendre un jour l’exploitation familiale. « Pour moi, la Salers est une passion depuis toujours », explique Pauline, qui prévoit de s’installer après son BTS. Elsi partage la même vision : « C’est une passion et un rêve depuis toute petite. » Consciente des difficultés du métier, elle espère voir des améliorations, notamment en facilitant l'installation des jeunes agriculteurs. Si elle rencontrait la ministre de l’Agriculture, elle lui demanderait de « mieux valoriser l’agriculture et de simplifier les démarches d’installation ».

Inclusion et transmission au cœur du Sommet

Une initiative d’inclusion.

En parallèle, le département du Puy-de-Dôme a renouvelé une initiative d’inclusion en invitant des jeunes en situation de handicap à participer à un atelier unique de fabrication de Saint-Nectaire. Martine Bony, conseillère départementale, précise : « Depuis deux ans, le département invite des foyers sur le champ du handicap à venir participer à une activité dédiée sur le stand du conseil départemental. » Les jeunes ont ainsi découvert toutes les étapes de la fabrication du fromage à l'occasion d'un atelier encadré par des experts.

Le Kazakhstan pays à l’honneur

Stand pays hôte.

Avec 220 millions d'hectares de terres agricoles, dont 180 millions de prairies, ce pays d'Asie centrale, qui possède une tradition d'élevage herbager solide, souhaite renforcer ses liens avec l'expertise française, notamment en matière de génétique animale. Sa position stratégique entre la Chine et la Russie et ses besoins en élevage font de ce pays un partenaire clé pour les échanges agroalimentaires, illustrés par la présence de Lactalis, leader du marché laitier kazakh.